Quand on lit qu’un salaire ou un revenu est plus élevé dans un pays que dans un autre, l’interprétation spontanée consiste à conclure que l’on « vit mieux » dans le premier. Ce raisonnement est incomplet. Un montant nominal ne dit rien, à lui seul, du niveau de prix, du coût du logement, des cotisations, des impôts ou de l’organisation des transferts publics.
Comparer correctement suppose donc de distinguer au moins trois plans : le montant affiché, ce qu’il reste après prélèvements et transferts, et ce que ce revenu permet effectivement d’acheter dans le pays concerné.