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Consommation et commerce du quotidien | Seconde main et occasion

Statistiques seconde main et occasion en France : usages, motivations, tensions et profils

La seconde main progresse depuis des années, mais elle n’est ni un bloc homogène ni une pratique toujours synonyme de sobriété. Il faut distinguer l’accès aux solutions, les motivations d’achat et les effets parfois ambivalents sur la consommation.

En 2025, 38 % des consommateurs déclarent privilégier les achats de seconde main ou d’occasion plutôt que le neuf, soit 6 points de moins qu’en 2024. En parallèle, 80 % jugent que l’accès à ces solutions s’est amélioré en dix ans, et les motivations mêlent réduction des déchets, bon sens économique et plaisir d’achat.

Sources principales : ADEME / GreenFlexLecture 2024–2025Révision éditoriale : 17/04/2026
Réponse rapide

La bonne lecture de la seconde main

1

Un usage répandu, mais moins intensif en 2025

La pratique reste très présente, mais l’indicateur le plus commenté recule : 38 % des consommateurs disent privilégier l’occasion plutôt que le neuf en 2025.

2

L’amélioration de l’accès est un fait marquant

Le sujet n’est plus marginal dans l’offre : 80 % des répondants jugent que l’accès aux solutions de seconde main s’est amélioré en dix ans.

3

Les motivations sont mixtes

La réduction des déchets compte, mais l’argument économique reste central. La seconde main n’est donc pas réductible à un seul registre militant.

Motivations

Pourquoi les consommateurs achètent d’occasion

Les motivations les plus citées montrent que la seconde main cumule plusieurs registres : valeur économique, réduction des déchets, astuce d’achat et possibilité d’arbitrer autrement son budget.

Comparatif visuel

Les largeurs sont proportionnelles aux ordres de grandeur, pas à une base comptable unique entre pages.

Lutter contre le gaspillage
La motivation la plus fréquemment citée.
91 %
C’est astucieux
L’occasion est perçue comme une manière habile d’acheter.
88 %
Acheter plus pour moins cher
Le registre économique est très fort.
86 %
Économiser pour d’autres loisirs
L’arbitrage budgétaire reste central.
84 %
Achat plaisir ou opportunité
Une majorité de consommateurs d’occasion reconnaissent aussi cette dimension.
63 %
Les pourcentages ne portent pas sur la même base que les indicateurs d’usage général : ils décrivent ici des motivations déclarées parmi les consommateurs de biens d’occasion.
Tendance récente

Ce qui change entre 2024 et 2025

Le sujet ne disparaît pas, mais la dynamique de consommation responsable se tasse. C’est toute l’ambivalence actuelle : davantage de solutions concrètes, mais moins de mobilisation forte.

Consommateurs très engagés
13 %

Ils étaient 18 % en 2024 à déclarer faire « tout leur possible » pour consommer autrement.

Privilégier l’occasion plutôt que le neuf
38 %

Recul de 6 points en 2025 selon le baromètre ADEME / GreenFlex.

Incitation collective
20 %

Part de Français disant essayer plus qu’avant d’inciter les autres à consommer responsable, contre 26 % en 2024.

Profils

Quatre profils pour comprendre des usages très différents

La seconde main n’agrège pas un seul public. Les comportements vont du recours très militant à un usage d’opportunité parfaitement compatible avec une forte consommation de neuf.

Lecture visuelle

Le graphique ci-dessous synthétise les proportions les plus utiles pour lire rapidement le sujet.

Achètent beaucoup neuf et occasionDouble logique d’achat, pas forcément sobre
45,3 %
Achètent surtout du neufL’occasion reste secondaire
34,8 %
Silver sobresAchètent peu, en neuf comme en occasion
12,3 %
AlternatifsÉvitent si possible le neuf
7,6 %
Cette typologie rappelle qu’un même mot — occasion — recouvre en réalité des logiques de consommation très différentes.
Accès

Les solutions jugées plus accessibles qu’il y a dix ans

L’amélioration perçue de l’accès aux solutions circulaires est un résultat structurant : l’occasion n’est plus un circuit caché ou exceptionnel pour une grande partie de la population.

Progression perçue des solutions concrètes

Seconde main / occasion — Accès jugé amélioré depuis dix ans
80 %
Location et partage — Amélioration perçue
79 %
Réparation — Accès jugé meilleur
68 %

Lecture correcte

Offre — Davantage visible et plus simple à utiliser
Oui
Usage — Pas forcément plus intense en 2025
À nuancer
Effet écologique — Dépend de l’achat réellement évité
Variable
Une amélioration d’accès n’implique ni un usage constant dans le temps ni un effet écologique automatique pour chaque achat.
Tableau de référence Lecture croisée entre baromètres d’attitude et étude ADEME sur les comportements d’achat d’occasion.
Indicateur Valeur Année Champ Lecture Source
Privilégier l’occasion plutôt que le neuf38 %2025Consommateurs, FranceEn recul de 6 points par rapport à 2024.ADEME / GreenFlex – Baromètre 2025 (PDF)
Consommateurs très engagés13 %2025Population françaiseDéclarent faire « tout leur possible » pour consommer autrement.ADEME / GreenFlex – Baromètre 2025 (PDF)
Crise climatique oblige à revoir les modes de vie8 sur 102025Population françaiseConscience climatique toujours forte malgré la démobilisation relative.ADEME / GreenFlex – Baromètre 2025 (PDF)
Accès à des solutions de seconde main / occasion80 %2024Population françaiseJugent l’accès amélioré sur dix ans.ADEME / GreenFlex – Baromètre 2024 (PDF)
Accès à des solutions de réparation68 %2024Population françaiseAmélioration perçue sur dix ans.ADEME / GreenFlex – Baromètre 2024 (PDF)
Lutter contre le gaspillage91 %2023Consommateurs de biens d’occasionPremière motivation citée pour acheter d’occasion.ADEME – Achats d’occasion : surconsommation ou sobriété ?
Acheter plus pour moins cher86 %2023Consommateurs de biens d’occasionIllustration du poids de la motivation économique.ADEME – Achats d’occasion : surconsommation ou sobriété ?
Achats plaisir ou opportunité63 %2023Consommateurs de biens d’occasionMontre que la seconde main n’est pas toujours synonyme de sobriété stricte.ADEME – Achats d’occasion : surconsommation ou sobriété ?
Confiance éditoriale

À propos des chiffres : attitudes, accès aux solutions et comportements d’achat

Cette page croise deux familles de résultats : des baromètres d’attitudes sur la consommation responsable et une étude ADEME plus spécifique sur les achats d’occasion.

Les chiffres ne portent donc pas toujours sur la même base : parfois l’ensemble de la population française, parfois les seuls consommateurs de biens d’occasion.

La page cherche précisément à éviter un raccourci fréquent : parler de la seconde main comme d’un bloc homogène alors qu’elle combine des logiques d’économie, d’accès, de conviction et parfois de plaisir d’achat.

FAQ

FAQ : seconde main et occasion

Oui, elle reste très présente dans les pratiques, mais l’indicateur déclaratif le plus cité recule en 2025 : 38 % des consommateurs disent privilégier l’occasion plutôt que le neuf.

Parce qu’une partie des achats d’occasion reste motivée par l’opportunité, le plaisir ou la possibilité d’acheter davantage à moindre coût.

Oui : 80 % des répondants jugent que l’accès à la seconde main s’est amélioré sur dix ans, et 68 % disent la même chose pour la réparation.

La réduction du gaspillage arrive en tête, mais les justifications économiques sont presque aussi fortes dans les réponses.

Non. Les deux gestes appartiennent à l’univers de la consommation circulaire, mais ils relèvent de circuits, de freins et de usages distincts.

Sources officielles et références 3 références
Les chiffres de cette page renvoient aux publications et tableaux de référence listés ci-dessous.
ADEME / GreenFlex – Baromètre 2025 (PDF)

Baisse à 38 % de la priorité donnée à la seconde main en 2025, 13 % de consommateurs très engagés et 8 Français sur 10 conscients du lien climat / consommation.

ADEME / GreenFlex – Baromètre 2024 (PDF)

Amélioration perçue de l’accès à l’occasion, à la réparation et à la location / partage sur dix ans.

ADEME – Achats d’occasion : surconsommation ou sobriété ?

Motivations déclarées, tensions entre sobriété et surconsommation et typologie des acheteurs.