Une contraception répond d’abord à la question de la grossesse
Au sens strict, la contraception désigne l’ensemble des moyens visant à éviter une grossesse. Les méthodes diffèrent par leur mode d’action, leur durée, leur contrainte d’usage, leur efficacité théorique et pratique, leurs contre-indications et leurs effets secondaires éventuels. On ne peut donc pas parler de « la contraception » comme d’un bloc homogène.
Certaines méthodes demandent une action régulière de la personne qui les utilise : prise quotidienne, renouvellement, mise en place à chaque rapport, respect de délais précis. D’autres s’inscrivent dans le temps long et réduisent la place de l’oubli, mais impliquent un rendez-vous médical, un examen ou une pose par un professionnel.
Prévention des IST et contraception ne se remplacent pas
Une autre confusion fréquente consiste à croire qu’être « sous contraception » protège de tout. Ce n’est pas le cas. Les méthodes hormonales, le DIU, l’implant ou d’autres dispositifs empêchent une grossesse, mais ne protègent pas des infections sexuellement transmissibles. C’est la raison pour laquelle le préservatif garde une place spécifique, y compris quand une autre méthode est utilisée en parallèle.
Cette distinction est essentielle pour les premiers rapports, les changements de partenaire, les relations non exclusives ou les périodes où le statut infectieux des partenaires n’est pas connu. Une bonne pédagogie de la contraception devrait donc toujours être articulée à une pédagogie de la protection et du dépistage.