Une pluralité de producteurs, donc une pluralité de finalités
Les données sur l’intimité et la sexualité proviennent de mondes différents : recherche académique, santé publique, institutions administratives, information pratique sur les droits, enquêtes sur les couples et la famille, ou encore travaux spécialisés sur les minorités de genre et de sexualité. Chacun de ces univers produit des informations utiles, mais selon des objectifs distincts.
Une enquête scientifique nationale cherche par exemple à mesurer des comportements, des représentations et des situations sur un grand échantillon. Une institution de santé publique peut documenter l’accès à l’information, aux protections, au dépistage et aux soins. Une source administrative ou de service au public explique des droits, des remboursements, des dispositifs et des modalités de recours. Toutes sont précieuses, mais aucune ne remplace les autres.
La bonne source dépend de la question posée
Si la question porte sur l’âge au premier rapport, l’activité sexuelle ou la pluralité des partenaires, on ira d’abord vers les grandes enquêtes scientifiques. Si la question porte sur le remboursement de la contraception, la délivrance de préservatifs ou les règles pratiques du consentement et de la protection, les bonnes sources seront plutôt institutionnelles et de santé publique. Si l’on cherche à comprendre le célibat, les formations conjugales ou les recompositions, les travaux de l’INED sont souvent plus adaptés.
Autrement dit, un dossier fiable n’est pas celui qui accumule beaucoup de liens, mais celui qui met la bonne source au bon endroit.