OUTILS.COM : outils en ligne CALCULATRICE.COM : calculs CONVERTISSEUR.COM : conversions STATISTIQUES.COM : chiffres et stats
Intimité | Fréquence des rapports sexuels

Statistiques fréquence des rapports sexuels : activité dans l’année, intensité récente et écarts d’âge

La fréquence des rapports est un sujet classique, mais souvent mal posé. Les enquêtes distinguent l’activité sexuelle dans l’année, la fréquence dans les quatre dernières semaines, la situation de couple et le fait que l’absence de rapport puisse être vécue de manière satisfaisante ou non.

En 2023, 77,2 % des femmes et 81,6 % des hommes de 18-69 ans déclarent avoir eu une activité sexuelle avec un partenaire au cours des 12 derniers mois. Parmi les personnes sexuellement actives dans l’année, la fréquence moyenne dans les quatre dernières semaines est de 6,0 rapports pour les femmes et 6,7 pour les hommes, contre des niveaux plus élevés en 1992 et 2006. En couple, 96 % ont eu au moins un rapport dans l’année.

Source principale : CSF202318-69 ansVérification éditoriale : 18/04/2026
Réponse rapide

Les bons repères pour lire la fréquence

Le premier point important est de distinguer activité minimale, fréquence récente et situation de couple.

1

Avoir eu un rapport dans l’année

C’est l’indicateur le plus large : 77,2 % des femmes et 81,6 % des hommes de 18-69 ans sont concernés en 2023.

2

Compter les rapports dans les quatre dernières semaines

C’est un indicateur plus intense et plus sensible aux fluctuations de calendrier, d’âge, de couple et de santé.

3

Lire la moyenne avec prudence

Une moyenne de 6,0 ou 6,7 rapports ne décrit pas un “rythme normal” ; elle résume des situations très dispersées.

Évolution récente

La fréquence moyenne des rapports dans les quatre dernières semaines recule depuis le milieu des années 2000

Parmi les personnes ayant eu au moins un rapport dans l’année, la moyenne récente reste élevée mais décroît nettement par rapport aux vagues précédentes. La baisse touche les deux sexes.

010203040501992200620238,18,66,09,08,76,7
FemmesHommes

Le point 2023 résume une moyenne, non une norme de comportement. Les écarts individuels autour de cette moyenne sont très importants.

Couple, absence de rapports et consentement

Les repères complémentaires changent fortement le sens des moyennes

Pour comprendre la fréquence, il faut la replacer dans des situations concrètes : vivre en couple, ne pas avoir eu de rapport, ou parfois avoir des rapports sans en avoir vraiment envie.

96 % des personnes en couple ont eu au moins un rapport dans l’année

La baisse des moyennes est beaucoup moins marquée chez les couples.

87,3 % des femmes de 18-29 ans sans rapport dans l’année disent que cela leur convient

L’absence de rapport n’est donc pas nécessairement vécue comme un problème par les personnes concernées.

43,7 % des femmes déclarent avoir eu souvent ou parfois des rapports pour faire plaisir sans en avoir vraiment envie

Ce repère rappelle qu’un indicateur de fréquence ne dit rien à lui seul de la qualité ou du désir.

23,4 % des hommes déclarent cette situation en 2023

Chez les hommes, le niveau est plus bas et reste stable par rapport à 2006.

Âges de la vie

Jeunesse, couple et dispersion des situations

L’enquête insiste aussi sur la diversité des parcours. Chez les plus jeunes, les couples cohabitants peuvent garder des niveaux élevés d’activité, mais cela ne vaut pas pour tous les trajectoires relationnelles.

9,1 rapports chez les hommes de 18-29 ans vivant en couple et sexuellement actifs

Ce repère illustre un niveau élevé pour une sous-population précise, pas pour l’ensemble des jeunes.

Les femmes qui n’ont pas eu de rapports dans l’année sont plus souvent satisfaites de cette situation que les hommes

Le sens subjectif de l’absence de rapports varie selon le sexe et l’âge.

Les tendances françaises ressemblent à d’autres pays occidentaux

Le recul de la fréquence récente n’est pas propre à la France et a aussi été observé au Royaume-Uni, en Allemagne et aux États-Unis.

Tableau complet Le tableau distingue la probabilité d’avoir eu au moins un rapport dans l’année et la fréquence moyenne récente parmi les personnes actives.
IndicateurValeurAnnéeChampSource
Femmes ayant eu un rapport sexuel avec un partenaire dans l’année86,4 %1992Femmes de 18-69 ans ; France hexagonaleCSF / séries historiques
Femmes ayant eu un rapport sexuel avec un partenaire dans l’année82,9 %2006Femmes de 18-69 ans ; France hexagonaleCSF / séries historiques
Femmes ayant eu un rapport sexuel avec un partenaire dans l’année77,2 %2023Femmes de 18-69 ans ; France hexagonaleCSF2023 – Activités sexuelles
Hommes ayant eu un rapport sexuel avec un partenaire dans l’année92,1 %1992Hommes de 18-69 ans ; France hexagonaleCSF / séries historiques
Hommes ayant eu un rapport sexuel avec un partenaire dans l’année89,1 %2006Hommes de 18-69 ans ; France hexagonaleCSF / séries historiques
Hommes ayant eu un rapport sexuel avec un partenaire dans l’année81,6 %2023Hommes de 18-69 ans ; France hexagonaleCSF2023 – Activités sexuelles
Rapports moyens dans les 4 dernières semaines (femmes)8,11992Femmes actives sexuellement dans l’annéeCSF / séries historiques
Rapports moyens dans les 4 dernières semaines (femmes)8,62006Femmes actives sexuellement dans l’annéeCSF / séries historiques
Rapports moyens dans les 4 dernières semaines (femmes)6,02023Femmes actives sexuellement dans l’annéeCSF2023 – Activités sexuelles
Rapports moyens dans les 4 dernières semaines (hommes)9,01992Hommes actifs sexuellement dans l’annéeCSF / séries historiques
Rapports moyens dans les 4 dernières semaines (hommes)8,72006Hommes actifs sexuellement dans l’annéeCSF / séries historiques
Rapports moyens dans les 4 dernières semaines (hommes)6,72023Hommes actifs sexuellement dans l’annéeCSF2023 – Activités sexuelles
Personnes en couple ayant eu au moins un rapport dans l’année96 %2023Personnes en couple ; France hexagonaleCSF2023 – Activités sexuelles
Femmes de 18-29 ans sans rapport dans l’année déclarant que cela leur convient87,3 %2023Femmes de 18-29 ans concernéesCSF2023 – Activités sexuelles
Méthode

Comment lire ces chiffres

Cette page s’appuie sur les indicateurs CSF2023 portant sur l’activité sexuelle avec un partenaire. Le programme distingue la présence d’au moins un rapport dans les douze derniers mois et la fréquence moyenne des rapports dans les quatre dernières semaines.

Le choix d’une moyenne récente permet de repérer une tendance générale, mais il gomme une forte dispersion : certaines personnes n’ont eu aucun rapport, d’autres en ont eu beaucoup plus que la moyenne. C’est pourquoi la page croise toujours la fréquence avec la situation de couple et le vécu subjectif de l’absence de rapports.

Les comparaisons internationales mentionnées en fin de lecture ne servent ici qu’à situer la France dans une tendance plus large observée par la littérature scientifique ; elles ne remplacent pas les données françaises de référence.

Responsable éditorial
Nicolas Belotti
Type de contenu
Page de référence
Vérification éditoriale
18/04/2026
Périmètre principal
France hexagonale ; 18-69 ans sauf mention contraire
Cadre
Information générale, pas de conseil thérapeutique ou de couple personnalisé
Signalement d’erreur
Via la page de contact du site
La fréquence moyenne est l’indicateur le plus exposé aux contresens : il faut toujours préciser sur quelle population elle est calculée.
Sources principales mobilisées Organismes publics et grandes enquêtes nationales

Cette page privilégie les publications de référence et rappelle, pour chaque source, l’usage précis qui en est fait dans la synthèse.

CSF2023 – Activités sexuelles

Source principale sur l’activité dans l’année, la fréquence récente et les repères de couple.

FAQ

Questions fréquentes

Sur ce thème, la plupart des malentendus viennent d’une confusion entre moyenne statistique, norme sociale et vécu personnel.

Dans cette page, il s’agit surtout du nombre moyen de rapports dans les quatre dernières semaines parmi les personnes ayant déjà eu au moins un rapport dans l’année.

Parce qu’avoir eu au moins un rapport dans l’année et avoir un rythme élevé sur quatre semaines ne répondent pas à la même question.

Il signale une baisse des indicateurs moyens, mais il ne dit pas tout de la diversité des trajectoires, des couples et des formes de sexualité.

Parce qu’un chiffre de fréquence ne dit rien à lui seul du désir, du plaisir ou du vécu des rapports.

Non. Elle fournit des repères statistiques nationaux et n’a pas vocation à définir un rythme normal pour un individu ou un couple.