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Intimité | Préservatif et protection

Statistiques préservatif et protection : premier rapport, nouveau partenaire et vaccination

Parler de protection sans précision conduit vite à un mélange entre contraception, préservatif, vaccination et dépistage. Les bons repères doivent au contraire séparer ces dimensions.

Dans la période 2019-2023, 75,2 % des femmes et 84,5 % des hommes déclarent avoir utilisé un préservatif lors du premier rapport sexuel. En 2023, au premier rapport avec un nouveau partenaire rencontré dans l’année, l’usage tombe à 49,4 % chez les femmes et 52,6 % chez les hommes. Les indicateurs de protection incluent aussi la vaccination et le dépistage.

Source principale : CSF2023 / Santé sexuelleFrance hexagonaleVérification éditoriale : 18/04/2026
Usages

Le préservatif est beaucoup plus fréquent au premier rapport qu’avec un nouveau partenaire rencontré dans l’année

Les deux indicateurs ci-dessous décrivent des contextes différents : l’entrée dans la sexualité d’un côté, et les nouvelles relations de l’autre. Les chiffres ne sont donc pas interchangeables.

Premier rapport · femmes
75,2 %
Premier rapport · hommes
84,5 %
Nouveau partenaire · femmes
49,4 %
Nouveau partenaire · hommes
52,6 %
Même sexe, nouveau partenaire · femmes
56,1 %
Même sexe, nouveau partenaire · hommes
50,6 %

Chez les 18-29 ans, 51,4 % des jeunes femmes déclarent avoir utilisé un préservatif lors du premier rapport avec un nouveau partenaire rencontré dans l’année.

Tableau completPréservatif, vaccination et IST : trois registres de protection à distinguer
IndicateurValeurAnnéeChampSource
Préservatif au premier rapport sexuel75,2 % femmes · 84,5 % hommes2019-2023Personnes ayant commencé leur vie sexuelle sur la périodeInserm / CSF2023 – Santé reproductive
Préservatif lors du premier rapport avec un nouveau partenaire49,4 % femmes · 52,6 % hommes2023Nouveau partenaire rencontré dans les 12 derniers moisInserm / CSF2023 – Santé sexuelle
Préservatif lors du premier rapport avec un nouveau partenaire51,4 % femmes2023Femmes de 18-29 ansInserm / CSF2023 – Santé sexuelle
Préservatif lors du premier rapport avec un nouveau partenaire parmi les personnes ayant déjà eu des partenaires du même sexe56,1 % femmes · 50,6 % hommes202318-89 ansInserm / CSF2023 – Pluralité sexuelle et de genre
Vaccination hépatite B63,5 % femmes · 52,9 % hommes202315-29 ansInserm / CSF2023 – Santé sexuelle
Vaccination papillomavirus61,3 % femmes · 32,9 % hommes202315-19 ansInserm / CSF2023 – Santé sexuelle
Prévalence de l’infection à Chlamydia2,2 % femmes · 1,9 % hommes202318-29 ansInserm / CSF2023 – Santé sexuelle
Prévalence de l’infection à Chlamydia7,9 % femmes · 4,4 % hommes202326-29 ansInserm / CSF2023 – Santé sexuelle
Réponse rapide

Trois repères pour ne pas tout confondre

1

Le préservatif a un rôle spécifique

Il protège à la fois contre certaines IST et contre une grossesse. Cela le distingue des autres méthodes contraceptives.

2

La vaccination compte aussi dans la protection

Les repères de protection incluent la vaccination contre l’hépatite B et les papillomavirus, avec des écarts marqués selon le sexe et l’âge.

3

Le risque n’est pas uniformément réparti

Les prévalences d’IST restent modestes en population générale, mais peuvent être beaucoup plus élevées dans certains groupes d’âge ou selon l’exposition relationnelle.

Au-delà du préservatif

La protection passe aussi par la vaccination et le dépistage

Le préservatif reste central, mais les politiques de santé sexuelle s’appuient aussi sur la vaccination et sur une meilleure identification des IST dans les groupes les plus exposés.

Hépatite B : 63,5 % / 52,9 % chez les 15-29 ans

La couverture vaccinale progresse chez les jeunes, mais reste incomplète, surtout chez les hommes.

HPV : une forte asymétrie femmes / hommes

Chez les 15-19 ans, 61,3 % des jeunes femmes déclarent être vaccinées contre les papillomavirus, contre 32,9 % des jeunes hommes.

Chlamydia : 2,2 % / 1,9 % chez les 18-29 ans

La prévalence mesurée en population générale reste relativement faible à ces âges, mais elle grimpe nettement chez les 26-29 ans.

Prévention et dépistage ne se remplacent pas

Le préservatif agit en amont ; le dépistage et la prise en charge interviennent autrement. Les deux logiques sont complémentaires.

Méthode

Comment lire ces chiffres

Cette page rapproche des indicateurs appartenant à des registres distincts : usage du préservatif, couverture vaccinale et prévalence des infections. Les juxtaposer est utile, à condition de ne pas leur faire dire la même chose.

Les usages du préservatif sont issus de déclarations d’enquête. Les prévalences d’infections reposent, elles, sur des mesures spécifiques et doivent être lues avec leur tranche d’âge exacte, car les écarts sont importants selon les groupes.

Le choix d’un indicateur national de protection ne dispense jamais d’un raisonnement individualisé sur les pratiques, les partenaires, le dépistage et l’accès aux soins.

Responsable éditorial
Nicolas Belotti
Type de contenu
Page de référence
Vérification éditoriale
18/04/2026
Périmètre principal
France hexagonale ; usages du préservatif, vaccination et prévalence d’IST dans CSF2023
Cadre
Information générale, pas de conseil médical, sexologique ou relationnel personnalisé
Signalement d’erreur
Via la page de contact du site
Le mot « protection » a ici un sens volontairement large : il couvre la prévention mécanique, vaccinale et le repérage des infections.
Sources principales mobilisées Organismes publics et grandes enquêtes nationales

Cette page privilégie les publications de référence et rappelle, pour chaque source, l’usage précis qui en est fait dans la synthèse.

Inserm / CSF2023 – Santé sexuelle

Usage du préservatif avec un nouveau partenaire, vaccination et prévalence de plusieurs IST.

Inserm / CSF2023 – Santé reproductive

Usage du préservatif au premier rapport sexuel.

Inserm / CSF2023 – Pluralité sexuelle et de genre

Indicateurs de protection et de santé chez les personnes ayant déjà eu des partenaires de même sexe.

FAQ

Questions fréquentes

Les mots semblent simples, mais ils recouvrent souvent des indicateurs différents. Voici les points à clarifier en priorité.

Parce que ces deux situations ne renvoient pas aux mêmes contextes ni aux mêmes routines de prévention. Les indicateurs documentent précisément cette hétérogénéité.

Non. La page inclut aussi la vaccination contre certaines infections et des repères sur la prévalence d’IST observées en population générale.

Pas exactement. La vaccination participe à la protection, mais elle ne se substitue ni au préservatif ni au dépistage.

Parce que le niveau d’exposition et les politiques de dépistage varient selon les âges. Les moyennes trop globales peuvent masquer des écarts importants.

Non. Elle fournit des repères collectifs et méthodologiques, sans se substituer à une évaluation de santé individuelle.