Un jeu de société est généralement un jeu joué à plusieurs autour de règles partagées, avec un matériel physique ou hybride : plateau, cartes, dés, tuiles, pions, figurines, carnet, application complémentaire ou livret narratif. La présence d’un plateau n’est plus indispensable.
La catégorie est large parce qu’elle s’est diversifiée. Un jeu d’ambiance de dix minutes, un jeu expert de trois heures, un jeu coopératif pour enfants et un jeu narratif en campagne ne produisent pas la même expérience. Les statistiques doivent donc éviter de les regrouper sans commentaire.
Contrairement aux jeux d’argent, le jeu de société n’implique normalement pas une mise monétaire avec espoir de gain. L’argent intervient dans l’achat, la collection, l’édition ou l’événement, mais pas comme ressort central de la partie.
Les jeux de société appartiennent aussi au champ culturel. Ils mobilisent des auteurs, illustrateurs, éditeurs, distributeurs, boutiques, festivals, médiathèques, écoles et associations. Leur mesure peut donc venir autant du commerce que des enquêtes de pratiques culturelles.
La bonne définition est donc fonctionnelle : un jeu de société est une pratique ludique organisée par des règles, souvent sociale, généralement non monétaire, qui peut se dérouler à domicile, en association, en boutique, en festival, en classe ou en médiathèque.
Dans une lecture éditoriale, ce point doit toujours être relié aux autres indicateurs de la page : la source, le champ, la période, l’unité retenue et les limites de mesure. C’est cette mise en contexte qui transforme un chiffre isolé en information exploitable.