Les 156,79 millions d'entrées de 2025 sont des billets, pas 156,79 millions de personnes. Un même spectateur peut être compté plusieurs fois. La baisse de 13,6 % par rapport aux 181,52 millions d'entrées de 2024 mesure donc l'évolution de la fréquentation en salles, sans indiquer à elle seule combien de Français ont cessé d'aller au cinéma.
À l'inverse, le taux de 60 % en 2024 mesure la part de la population ayant déclaré au moins une sortie au cinéma au cours de l'année. Il décrit l'étendue du public, tandis que les entrées décrivent l'intensité totale. Le taux de 77 % chez les 15-24 ans montre que cette pratique est particulièrement répandue dans cette tranche d'âge, mais pas le nombre moyen de séances.
La part de marché de 37,7 % des films français en 2025 renseigne enfin sur la composition des entrées. Elle ne correspond ni à la part des films produits en France, ni à la proportion de spectateurs regardant exclusivement des œuvres françaises. La bonne lecture consiste donc à séparer volume, couverture de la population et répartition par origine des films.