L’indice des prix à la consommation (IPC) est l’instrument statistique de référence pour mesurer l’inflation en France. Au sens de l’Insee, il estime, entre deux périodes données, la variation moyenne des prix des biens et services consommés par les ménages, à qualité constante.
Cela veut dire que l’IPC ne suit pas « le prix de tout », ni le prix d’un produit emblématique. Il ne dit pas non plus combien coûte la vie d’un ménage précis. Il produit une mesure synthétique de l’évolution d’un ensemble de dépenses de consommation, pondéré selon leur poids dans le budget global des ménages.
Cette définition explique déjà deux choses importantes. D’abord, l’IPC n’est pas l’équivalent d’un ticket de caisse : il agrège des milliers d’évolutions de prix différentes. Ensuite, ce n’est pas un indicateur de revenu ni de pouvoir d’achat en tant que tel : l’inflation n’est qu’un des deux termes de la comparaison, l’autre étant l’évolution des revenus.
Pourquoi parle-t-on d’« inflation » à partir de l’IPC ?
Parce que l’inflation, dans l’usage statistique courant, renvoie à l’évolution du niveau général des prix à la consommation. Quand les médias annoncent que « l’inflation ralentit », ils décrivent en général une baisse du rythme de progression de l’IPC, pas forcément une baisse des prix eux-mêmes. Ce décalage entre variation de prix et niveau atteint nourrit une partie des incompréhensions du débat public.