La première erreur consiste à chercher “le chiffre de la sécurité” comme s’il existait un indicateur total. La sécurité rassemble des phénomènes très différents : crimes et délits, sentiment d’insécurité, sécurité routière, accidents domestiques, arnaques numériques, violences intrafamiliales, risques sanitaires et dispositifs de protection.
Chaque famille de risque a sa source principale. Le SSMSI suit la délinquance enregistrée et les enquêtes de victimation. L’ONISR suit la sécurité routière. Santé publique France suit les traumatismes et accidents de la vie courante. Cybermalveillance.gouv.fr suit les demandes d’assistance et tendances de cybermalveillance. La Miprof et les services publics spécialisés cadrent les violences faites aux femmes et les dispositifs d’aide.
La bonne méthode n’est donc pas de juxtaposer ces données dans un tableau unique. Il faut d’abord formuler la question : veut-on savoir combien de faits sont enregistrés, combien de personnes déclarent avoir subi un fait, combien d’accidents provoquent des blessures, combien de victimes cherchent de l’aide, ou comment la population perçoit son environnement ?
Formuler la question
Faits connus des services, faits subis, ressenti, accidents, aide aux victimes ou prévention.
Choisir le champ
France entière, métropole, Outre-mer, commune, victimes majeures, ménages, usagers de la route.
Vérifier l’unité
Faits, victimes, ménages, plaintes, décès, hospitalisations, demandes d’assistance, signalements.
Citer la période
Année, mois, enquête, bilan provisoire, bilan définitif ou données consolidées.