Les violences conjugales désignent les violences commises au sein du couple ou par un ex-partenaire. Elles peuvent exister dans un mariage, un Pacs, un concubinage, une relation passée ou une relation sans cohabitation. Le point central est le lien intime et la dynamique de domination ou d’emprise possible.
Les violences intrafamiliales sont plus larges : elles incluent les violences dans la famille, qu’elles soient conjugales ou non. Elles peuvent concerner des enfants, des parents, des personnes âgées, des frères et sœurs ou d’autres membres du foyer. Dans les statistiques, il faut donc toujours vérifier le périmètre exact.
L’erreur fréquente consiste à utiliser “violences domestiques”, “violences conjugales” et “violences intrafamiliales” comme des synonymes. Or, selon la source et l’indicateur, ces mots ne recouvrent pas les mêmes victimes, les mêmes auteurs ni les mêmes infractions.
Une violence souvent répétée
Contrairement à certains faits ponctuels, les violences intrafamiliales peuvent s’inscrire dans une durée longue : contrôle, isolement, menaces, violences économiques, humiliations, violences physiques ou sexuelles. Un chiffre annuel d’enregistrement peut donc correspondre à une histoire ancienne, à une première déclaration ou à une aggravation récente.
Cela explique pourquoi l’année d’enregistrement n’est pas toujours l’année de début des violences. Une personne peut déclarer tardivement des faits subis depuis longtemps, notamment lorsque la protection devient possible ou lorsque l’entourage l’aide à parler.